Fiscalité location saisonnière : tout ce qu’un propriétaire doit savoir

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Amélia Messa

Fondatrice de MyGuest Conciergerie

Vous êtes propriétaire d’un logement en location saisonnière et vous vous interrogez sur la fiscalité applicable à vos revenus locatifs ?

Pas de panique, vous n’êtes pas seul. Entre les termes LMNP, LMP, micro-BIC, régime réel, loi Le Meur ou locations saisonnières ou encore meublés de tourisme, il est normal de s’y perdre.

MyGuest Conciergerie accompagne chaque propriétaire pour mieux comprendre les règles fiscales et les démarches administratives pour que votre location meublée de tourisme reste à la fois rentable et conforme à la loi.

LMNP ou LMP : quelle différence pour votre location meublée ?

Avant de parler d’impôt, il vous faut distinguer deux statuts fiscaux propres à la location saisonnière qui vont déterminer le régime fiscal applicable à vos revenus locatifs, votre mode d’imposition ainsi que vos obligations comptables.

LMNP (Loueur Meublé Non Professionnel)

C’est le statut le plus courant en France, adapté à la majorité des propriétaires qui mettent leur résidence secondaire ou un bien meublé en location saisonnière.

Vous relevez du statut LMNP si :

En bref ; le LMNP convient aux propriétaires qui louent de manière occasionnelle, pour une courte durée, sans que cela ne devienne une activité principale.

LMP (Loueur Meublé professionnel)

Vous devenez LMP si vos recettes dépassent 23 000€ par an et si ces revenus locatifs sont supérieurs à vos autres revenus d’activité.

Dans ce cas, la location meublée devient une activité professionnelle inscrite au registre du commerce.

Les charges, la comptabilité, les règles d’imposition et la taxe sur les bénéfices suivent alors le régime fiscal des bénéfices industriels et commerciaux (BIC).

Fiscalité : les régimes d'imposition en location saisonnière

Une fois votre statut déterminé, vous devez choisir le régime fiscal sous lequel vos revenus locatifs seront imposés.

Le régime micro-BIC

Le micro-BIC s’applique automatiquement si vos recettes annuelles ne dépassent pas le plafond de 77 700 € (ou 188 700€ pour les meublés de tourisme classés).

 

  • Vous devez déclarer le montant total des loyers perçus dans votre déclaration de revenus, dans la rubrique « revenus industriels et commerciaux ».

 

  • L’administration applique automatiquement un abattement forfaitaire de 50% pour frais (ou 71% pour les logements classés meublés de tourisme).

Le micro-BIC est parfait pour les petits propriétaires, les locations saisonnières classiques ou ceux qui veulent une gestion simplifiée sans comptabilité trop complexe.

Attention, ce régime ne permet pas de déduire vos charges réelles ni d’amortir le bien immobilier.

Le régime réel

Si vos recettes dépassent le plafond du micro-BIC, ou si vous le choisissez volontairement, vous relevez du régime réel, plus complet mais aussi plus avantageux pour les propriétaires actifs qui souhaitent optimiser leur fiscalité.

Avec le régime réel, vous pouvez :

  • Déduire toutes vos charges : entretien du logement, service de conciergerie, assurance habitation, intérêts d’emprunt, travaux, frais de comptabilité, etc.
  • Amortir votre bien immobilier et le mobilier, réduisant ainsi fortement votre imposition.
  • Déclarer vos revenus locatifs réels via une comptabilité adaptée et un bilan annuel.

Changement, réformes et nouvelles règles fiscales

Depuis la réforme de novembre 2024, certaines dispositions ont évolué :

  1. Le plafond du micro-BIC pour les locations saisonnières non classées est passé à 77 700€.
  2. Les meublés de tourisme classés bénéficient encore d’un abattement de 71%, mais uniquement dans les zones non tendues.
  3. La loi Le Meur permet aux communes de limiter la durée de location d’une résidence principale à 120 jours par an.

 

My Guest Conciergerie vous invite à suivre de près ces règles fiscales tant elles peuvent impacter le montant de votre impôt ou votre plafond de recettes déclarables.

Sachez que les plateformes comme Airbnb ou Booking transmettent désormais automatiquement vos revenus à l’administration fiscale.

Quel régime choisir selon votre situation ?

Choisir le bon régime fiscal pour votre location saisonnière dépend de vos revenus locatifs annuels, du nombre de biens meublés que vous exploitez et de vos charges réelles.

Voici trois profils types pour vous aider à faire le bon choix.

Loueur occasionnel

Si vos recettes locatives sont inférieures à 23 000 € par an, et que la location meublée reste une activité secondaire, le régime micro-BIC est la meilleure option.

Il offre un abattement automatique de 50 % (ou 71 % pour les meublés de tourisme classés), ce qui simplifie la déclaration de vos revenus sans avoir à tenir une comptabilité complète.

Idéal pour les propriétaires particuliers qui louent leur résidence secondaire ou un appartement quelques semaines par an pendant les vacances.

Loueur actif ou multi-biens

Si vos revenus locatifs se situent entre 23 000 € et 77 700 € par an, ou si vous possédez plusieurs biens meublés, le régime réel simplifié devient particulièrement avantageux.

Il permet de déduire toutes vos charges (intérêts d’emprunt, entretien, service de conciergerie, travaux, assurance habitation, frais de comptabilité, etc.) et d’amortir votre bien immobilier.

Résultat : vos bénéfices imposables sont réduits et la fiscalité de votre location saisonnière est plus équilibrée.

C’est le régime préféré des propriétaires investis qui cherchent à optimiser leur rentabilité.

Loueur professionnel

Au-delà de 77 700 € de recettes annuelles ou si la location meublée constitue votre activité principale, le régime réel devient obligatoire et c’est le statut LMP qui s’applique.

Ce statut de loueur professionnel permet de traiter la location comme une véritable activité d’entreprise, avec une comptabilité approfondie et une imposition sur les bénéfices industriels et commerciaux (BIC).

Les charges et les amortissements peuvent être déduits intégralement, et dans certains cas, les bénéfices peuvent être partiellement exonérés en fonction du montant des recettes ou de la durée d’activité.En pratique, le régime réel est souvent le plus avantageux pour les locations saisonnières disposant de charges conséquentes (entretien, travaux, gestion).

Comment déclarer les revenus d'une location Airbnb ?

En location meublée, les revenus locatifs doivent être déclarés chaque année via le formulaire 2042-C PRO, dans la catégorie des BIC (bénéfices industriels et commerciaux).

Voici les étapes à suivre :

  • Vérifiez votre statut (LMNP ou LMP) et votre régime fiscal (micro-BIC ou réel).
  • Créez votre compte sur le site impots.gouv.fr si ce n’est pas déjà fait.
  • Effectuez votre déclaration annuelle avant la date limite fixée en mai ou juin selon votre zone géographique.
  • Si vous relevez du régime réel, joignez vos documents comptables et votre bilan, souvent réalisés par un expert-comptable.

Pensez à conserver vos factures, diagnostics énergétiques (DPE), assurances, et frais de conciergerie : ils sont déductibles au régime réel.

Faites-vous accompagner pour assurer conformité et rentabilité

My Guest Conciergerie accompagne ses propriétaires partenaires dans toutes les démarches nécessaires :

Notre mission : vous aider à générer des revenus réguliers, à respecter les lois applicables et à profiter sereinement de votre investissement immobilier.

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